Se déconnecter

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🇫🇷 Bon, on va rentrer tout de suite dans le vif du sujet : qu’elle est la plus grosse distraction de nos jours? BOOM – Internet. Bon ok, juste après nos propres pensées. Quoique.

Internet. Un superbe outil, il faut le dire. Révolutionnaire, quand on sait l’utiliser. Et il faut aussi savoir ne pas l’utiliser. C’est le sujet de cet article. Apprendre à se passer d’Internet – voir même des écrans – pendant un certain temps.

Dans un monde toujours plus connecté, ce qui fait la différence dans le concret ça reste la déconnexion. Complètement indispensable pour faire quelque chose d’intéressant de notre vie. C’est pourquoi je tâche de passer un jour sur deux déconnecté, sans utiliser Internet une seule seconde. Et puis je vais plus loin que ça, et je passe un jour par semaine sans écrans. Et mes yeux, mon être jubilent. J’ai commencé à instaurer cette habitude cette semaine. Lundi j’ai passé toute la journée sans écran, sans lunette (myopie de -3.75 et -4.5 jusqu’à il y a quelques années, je crois que ça s’est amélioré depuis, je ferai un nouveau contrôle bientôt). C’était vraiment cool. J’ai vite réalisé l’absence d’empressement qui peut se faire sentir généralement. Ça a libéré beaucoup de temps, sachant que je passais en moyenne 6h15 par jour sur l’ordinateur (dans les quarante-trois heures par semaine, dont 15-20h à faire de la musique et 4-5h environ pour créer et partager l’article du blog) – informations relevées par la très utile application Timing. Donc lundi, je me suis réveillé avec l’envie de ranger, d’organiser les choses. Alors j’ai passé en revue tout ce que je possède et qui se trouve chez ma mère où je loge en ce moment, c’est-à-dire pas grand chose, ce qui n’empêche pas qu’il y ait du superflu. J’ai convaincu ma mère à vider l’étagère de la chambre où je suis de tous les objets décoratifs – sauf un – avec l’honorable excuse que c’est plus simple de faire la poussière s’il y a moins d’objets. J’ai donc nettoyé toute l’étagère, puis passé l’aspirateur.

J’ai aussi pris le temps de lire et prendre quelques notes sur la permaculture. Je me souviens plus du reste précisément, si ce n’est que c’était très agréable de ne pas toucher l’ordinateur. Pour la peine, je l’ai même rangé sur l’étagère plutôt que le laisser à sa place habituel.

J’ai choisi de vivre libre de gérer mon temps comme je le veux, et après quelques années avec un peu trop de distraction et sans me prendre au sérieux, j’ai enfin l’état d’esprit d’un gars sûr, c’est-à-dire que je sais ce que je veux faire de ma vie, je sais garder mon attention sur mes priorités et j’évite de gaspiller du temps, je renonce à plein de choses pour être le plus possible disponible à ce qui est essentiel, je ne cède plus aux doutes qui me traversent l’esprit et je me focalise sur ce que j’aime – principalement, faire de la musique. Je n’ai jamais dédié autant de temps à la musique que ces deux dernières semaines. Cela dit je ne veux pas passer huit heures par jours devant l’écran, tous les jours. J’aimerais me limiter à cinq heures par jour, six jour par semaines. À terme, en améliorant mon workflow et avec l’expérience acquise sur le logiciel de musique, je veux descendre à trois ou quatre heures par jour. Le jour sans écran (lundi pour l’instant), c’est mon jour de congé. Auquel vient s’ajouter le mercredi de 10h à 19h, quand je vais voir mes nièces. Ce jour-là je travaille quand même avant 10h, après 19h si j’ai assez d’énergie, et pendant le trajet dans le train.

Allons encore plus loin dans la déconnexion. Je vais travailler activement pendant sept semaines, et la huitième sera une semaine de vacances. Je partirai alors à la montagne ou à la mer, avec ou chez des amis, ou alors en solo, à l’aventure – j’adorerais par exemple passer une semaine sans aucun plan, dormir à la belle étoile. Je partirai avec peu de choses, juste un petit sac-à-dos. M’accompagneront kalimba, micro enregistreur et cahiers. L’iPhone pour faire des vidéos à utiliser dans mes prochains montages. Cela dit, cette semaine se passera sans ordinateur, sauf cas exceptionnel. Si besoin je noterai ce que je veux faire sur Internet, et je reprendrai cette liste au retour.

disconnect-menaggio

rien de tel qu’une journée dehors, dans le vert, dans l’eau… sans toucher au smartphone. bon ok, on a quand même pris cette photo…

Je n’ai pas de domicile en ce moment, je squatte chez ma mère et chez des amis. Je vais tâcher de passer les sept semaines de travail au même endroit, mis-à-part les éventuels voyages relatifs au travail, comme le tournage d’un clip ou la collaboration avec des musicos.

Les jours hors-ligne et la semaine de vacances seront des moments opportuns pour consacrer encore plus d’attention aux yeux et aux mouvement, en faisant d’avantage d’exercices, et plus de repos.

Pour devenir un ninja

Canaliser l’énergie sexuelle dans les activités essentielles.

Le ninja sait que la satisfaction de ses désirs sexuels, bien que fortement agréable, n’est pas essentielle à son épanouissement. En limitant les éjaculations, il canalise son énergie vitale dans toute autre occupation importante, en particulier l’entretien de sa forme physique et ses projets créatifs. Cet maîtrise de soi lui offre une assurance, une confiance en soi sans égale. Le ninja ne se préoccupe pas du sexe, des femmes. Il sait qu’elles ne sont pas à comprendre, qu’elles sont à aimer. Il va de soi que le ninja ne consomme pas de pornographie, et qu’il n’utiliser pas Tinder. Il est capable d’aborder les femmes attirantes qu’il rencontre sur son chemin à tout instant. Lors des ébats, sa priorité n’est pas son propre plaisir, mais la jouissance de la femme, qui finalement lui apporte la juste satisfaction.

J’ai écrit cet article en écoutant le superbe album The Distance de Gaussian Curve (merci à l’athlète une fois de plus pour le partage).

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🇬🇧 We’ll go right to the heart of the matter: what’s the biggest distraction these days? BOOM – Internet. Okay, just after our own thoughts. I’m not sure though.

Internet. A great tool, it must be said. Revolutionary, when one knows how to use it. And we must also know not to use it. This is the subject of this article. Learning to live without the Internet – even screens – for a while.

In an increasingly connected world, what makes the difference concretely is still disconnection. Totally indispensable to make something interesting in our life. That’s why I try to spend every other day off-line, without using the Internet at all. And then I go further, and I spend one day a week without screens. And my eyes, my being jubilate. I started this habit this week. On Monday I spent the whole day without being in front of a screen, without glasses (myopia of -3.75 and -4.5 until a few years ago, I think it has improved since then, I will do a new control soon) . It was freaking cool. I quickly realised the lack of hurry that can be felt generally. It freed up a lot of time, knowing that I spent an average of 6 hours 15 minutes a day on the computer (around 43 hours a week, of which 15 to 20 to make music and 5 approximately to create and share the weekly blog post) – I use the great application Timing on Mac to track how much time I spend on each app, project, website. So on Monday, my day-off, I woke up with the desire to tidy up, organise things. So I reviewed all that I have in my mother’s apartment where I’m staying at the moment, that is not much, but still, there’s some superfluous. I convinced my mother to empty the shelf of the room I use from all decorative objects – except one – with the honorable excuse that it is simpler to clean if there are fewer objects. So I cleaned the entire shelf, then vacuumed.

I also took the time to read and take some notes about permaculture. I don’t remember all I did precisely, except that it was very nice not to touch the computer for all day. I even put it on the shelf rather than leave it in its usual place.

I chose to live free to manage my time as I want, and after a few years of too much distraction and not being sure about myself, I finally have the state of mind of a proper man, that is to say I know what I want to do with my life, I know how to keep my attention on my priorities and I avoid wasting time, I say no to many things in order to be as much as possible available to what is essential, I no longer yield to the doubts that go through my mind and I focus on what I love – making music, mostly. I have never dedicated as much time to music as in the last two weeks. That said I do not want to spend eight hours a day in front of the screen every day. I would like to limit myself to five hours a day, six days a week. Ultimately, by improving my workflow and with the experience gained on music software, I want to go down to three or four hours a day. The day without screen (Monday for now) is my day off. To which is added Wednesday from 10 am to 7 pm, when I go to spend some quality time with my nieces. That day I work anyway before 10am, after 7pm if I have enough energy, and during the ride on the train.

Let’s go even further into the disconnection. I will work actively for seven weeks, and the eighth will be a week of vacation. I will then go to the mountains or the sea, with one or two friends, or just with myself. I would love to spend a week without any plan, sleeping under the stars. I’ll got with little, just a small backpack. My kalimba, handy recorder and notebooks. The iPhone to make videos to use in my next films. That said, this week will be without a computer, except if absolutely needed for something specific at some point. If necessary I will write down what I want to do on the Internet, and I will come back to this list after the week-off.

I do not have my « own place » at the moment, I’m squatting at my mother’s and at friends’. I will try to spend the seven weeks of work in the same place, apart from any work-related trips, such as shooting a clip or collaborating with musicians.

Off-line days and vacation week will be opportunities to devote even more attention to the eyes and movements, doing more exercises, and getting more rest.

The way of the Ninja

Channeling sexual energy into essential activities.

The ninja knows that the satisfaction of sexual desires, although highly pleasant, is not essential to his fulfilment. By limiting ejaculations, he channels his energy into any other important task, especially to stay fit and to work on his creative projects. This self-control offers him self-confidence, an unparalleled coolness. The ninja does not care about sex, about women. He knows that they are not to be understood, that they are to be loved. Clearly, the ninja does not consume pornography, and he doesn’t use Tinder. He’s capable to go meet any attractive women crossing his path at anytime. When making love, his priority is not his own pleasure, but the enjoyment, the orgasm of the woman, which ultimately brings him the right satisfaction.

I wrote this article while listening to the beautiful album The Distance by Gaussian Curve.

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