Rester focus

Faire moins c’est faire plus.

J’ai encore la régulière tendance à me rajouter des projets, à vouloir faire plus de choses. Peut-être c’est dû particulièrement à l’époque actuelle. Tant de possibilités… et tant d’idées! Il faut savoir renoncer. Même à de brillantes idées, de beaux projets. Ce blog partait d’une belle intention, de choses concrètes que je souhaite partager. Mais ce blog est devenu une distraction de l’essentiel : la musique. Même si j’ai réussi à faire 15 à 20 heures de musique par semaine (jamais auparavant) tout en livrant un nouvel article pendant trois semaines. Pondre un article comme je l’ai fait, bilingue et également en audio, ça me prend entre 3h30 et 5h. Devant l’écran. Je me découvrais la troisième semaine frustré de « devoir » consacrer ce temps sur l’ordinateur à autre chose que la musique. Je l’ai fait quand même, avec plaisir. Mais la quatrième semaine je ressens la même chose. Et je constatais que ça me prenait bien plus de temps et d’énergie que les heures relevées devant l’ordinateur pour la création du contenu. Il y aussi le temps passé à y penser les jours avant. Ça prend de la place dans l’esprit. Donc ça l’alourdit, ça fatigue et ça me rend moins disponible à la musique. Je suis satisfait de mon rendement, de mes progrès en musique, mais je veux m’y consacrer encore plus. Le temps passé à créer l’article, je peux le mettre dans le tri de mes samples et travailler sur d’autres morceaux. Je peux aussi passer plus de temps à écrire de petits textes à poser sur la musique. Et laisser de l’espace mental pour que des idées musicales émergent et se développent lorsque je vais marcher par exemple.

Qui plus est, m’est venue l’envie cette semaine de re-proposer des cours de création musicale individuels (en me limitant à deux élèves à voir chaque semaine, avec support par e-mail entre deux cours). Lundi déjà je commence avec une personne que j’ai rencontré en donnant des cours de DJ, et qui est finalement devenu un ami. Très enthousiaste de partager mes connaissances avec lui. Lâcher le projet de ce blog me permettra d’être plus disponible, de mieux l’accompagner.

Les partages écrits se feront éventuellement par des essais publiés de temps en temps quand l’envie me prend, qui seront peut-être écrits lors de pauses de la musique, plus tard. Et puis j’avoue que je maintiens l’intérêt de continuer à travailler sur des films régulièrement, que ce soit en m’occupant de l’habillage sonore, en créant la bande sonore ou même en co-créant le scénario, les dialogues, en participant à la réalisation, au montage, en jouant. Ce qui est totalement différent qu’écrire des articles seul dans son coin.

Après un mois très focalisé sur la musique, je réalise que ça m’amène à développer des conditions de vie optimales pour le long-terme, notamment en réduisant les distractions. Et ça me fait appliquer avec constance les clés de l’épanouissement : vivre le plus simplement possible, se contenter de peu, ignorer beaucoup de choses – y compris des choses intéressantes.

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Se déconnecter

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🇫🇷 Bon, on va rentrer tout de suite dans le vif du sujet : qu’elle est la plus grosse distraction de nos jours? BOOM – Internet. Bon ok, juste après nos propres pensées. Quoique.

Internet. Un superbe outil, il faut le dire. Révolutionnaire, quand on sait l’utiliser. Et il faut aussi savoir ne pas l’utiliser. C’est le sujet de cet article. Apprendre à se passer d’Internet – voir même des écrans – pendant un certain temps.

Dans un monde toujours plus connecté, ce qui fait la différence dans le concret ça reste la déconnexion. Complètement indispensable pour faire quelque chose d’intéressant de notre vie. C’est pourquoi je tâche de passer un jour sur deux déconnecté, sans utiliser Internet une seule seconde. Et puis je vais plus loin que ça, et je passe un jour par semaine sans écrans. Et mes yeux, mon être jubilent. J’ai commencé à instaurer cette habitude cette semaine. Lundi j’ai passé toute la journée sans écran, sans lunette (myopie de -3.75 et -4.5 jusqu’à il y a quelques années, je crois que ça s’est amélioré depuis, je ferai un nouveau contrôle bientôt). C’était vraiment cool. J’ai vite réalisé l’absence d’empressement qui peut se faire sentir généralement. Ça a libéré beaucoup de temps, sachant que je passais en moyenne 6h15 par jour sur l’ordinateur (dans les quarante-trois heures par semaine, dont 15-20h à faire de la musique et 4-5h environ pour créer et partager l’article du blog) – informations relevées par la très utile application Timing. Donc lundi, je me suis réveillé avec l’envie de ranger, d’organiser les choses. Alors j’ai passé en revue tout ce que je possède et qui se trouve chez ma mère où je loge en ce moment, c’est-à-dire pas grand chose, ce qui n’empêche pas qu’il y ait du superflu. J’ai convaincu ma mère à vider l’étagère de la chambre où je suis de tous les objets décoratifs – sauf un – avec l’honorable excuse que c’est plus simple de faire la poussière s’il y a moins d’objets. J’ai donc nettoyé toute l’étagère, puis passé l’aspirateur.

J’ai aussi pris le temps de lire et prendre quelques notes sur la permaculture. Je me souviens plus du reste précisément, si ce n’est que c’était très agréable de ne pas toucher l’ordinateur. Pour la peine, je l’ai même rangé sur l’étagère plutôt que le laisser à sa place habituel.

J’ai choisi de vivre libre de gérer mon temps comme je le veux, et après quelques années avec un peu trop de distraction et sans me prendre au sérieux, j’ai enfin l’état d’esprit d’un gars sûr, c’est-à-dire que je sais ce que je veux faire de ma vie, je sais garder mon attention sur mes priorités et j’évite de gaspiller du temps, je renonce à plein de choses pour être le plus possible disponible à ce qui est essentiel, je ne cède plus aux doutes qui me traversent l’esprit et je me focalise sur ce que j’aime – principalement, faire de la musique. Je n’ai jamais dédié autant de temps à la musique que ces deux dernières semaines. Cela dit je ne veux pas passer huit heures par jours devant l’écran, tous les jours. J’aimerais me limiter à cinq heures par jour, six jour par semaines. À terme, en améliorant mon workflow et avec l’expérience acquise sur le logiciel de musique, je veux descendre à trois ou quatre heures par jour. Le jour sans écran (lundi pour l’instant), c’est mon jour de congé. Auquel vient s’ajouter le mercredi de 10h à 19h, quand je vais voir mes nièces. Ce jour-là je travaille quand même avant 10h, après 19h si j’ai assez d’énergie, et pendant le trajet dans le train.

Allons encore plus loin dans la déconnexion. Je vais travailler activement pendant sept semaines, et la huitième sera une semaine de vacances. Je partirai alors à la montagne ou à la mer, avec ou chez des amis, ou alors en solo, à l’aventure – j’adorerais par exemple passer une semaine sans aucun plan, dormir à la belle étoile. Je partirai avec peu de choses, juste un petit sac-à-dos. M’accompagneront kalimba, micro enregistreur et cahiers. L’iPhone pour faire des vidéos à utiliser dans mes prochains montages. Cela dit, cette semaine se passera sans ordinateur, sauf cas exceptionnel. Si besoin je noterai ce que je veux faire sur Internet, et je reprendrai cette liste au retour.

disconnect-menaggio

rien de tel qu’une journée dehors, dans le vert, dans l’eau… sans toucher au smartphone. bon ok, on a quand même pris cette photo…

Je n’ai pas de domicile en ce moment, je squatte chez ma mère et chez des amis. Je vais tâcher de passer les sept semaines de travail au même endroit, mis-à-part les éventuels voyages relatifs au travail, comme le tournage d’un clip ou la collaboration avec des musicos.

Les jours hors-ligne et la semaine de vacances seront des moments opportuns pour consacrer encore plus d’attention aux yeux et aux mouvement, en faisant d’avantage d’exercices, et plus de repos.

Pour devenir un ninja

Canaliser l’énergie sexuelle dans les activités essentielles.

Le ninja sait que la satisfaction de ses désirs sexuels, bien que fortement agréable, n’est pas essentielle à son épanouissement. En limitant les éjaculations, il canalise son énergie vitale dans toute autre occupation importante, en particulier l’entretien de sa forme physique et ses projets créatifs. Cet maîtrise de soi lui offre une assurance, une confiance en soi sans égale. Le ninja ne se préoccupe pas du sexe, des femmes. Il sait qu’elles ne sont pas à comprendre, qu’elles sont à aimer. Il va de soi que le ninja ne consomme pas de pornographie, et qu’il n’utiliser pas Tinder. Il est capable d’aborder les femmes attirantes qu’il rencontre sur son chemin à tout instant. Lors des ébats, sa priorité n’est pas son propre plaisir, mais la jouissance de la femme, qui finalement lui apporte la juste satisfaction.

J’ai écrit cet article en écoutant le superbe album The Distance de Gaussian Curve (merci à l’athlète une fois de plus pour le partage).

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🇬🇧 We’ll go right to the heart of the matter: what’s the biggest distraction these days? BOOM – Internet. Okay, just after our own thoughts. I’m not sure though.

Internet. A great tool, it must be said. Revolutionary, when one knows how to use it. And we must also know not to use it. This is the subject of this article. Learning to live without the Internet – even screens – for a while.

In an increasingly connected world, what makes the difference concretely is still disconnection. Totally indispensable to make something interesting in our life. That’s why I try to spend every other day off-line, without using the Internet at all. And then I go further, and I spend one day a week without screens. And my eyes, my being jubilate. I started this habit this week. On Monday I spent the whole day without being in front of a screen, without glasses (myopia of -3.75 and -4.5 until a few years ago, I think it has improved since then, I will do a new control soon) . It was freaking cool. I quickly realised the lack of hurry that can be felt generally. It freed up a lot of time, knowing that I spent an average of 6 hours 15 minutes a day on the computer (around 43 hours a week, of which 15 to 20 to make music and 5 approximately to create and share the weekly blog post) – I use the great application Timing on Mac to track how much time I spend on each app, project, website. So on Monday, my day-off, I woke up with the desire to tidy up, organise things. So I reviewed all that I have in my mother’s apartment where I’m staying at the moment, that is not much, but still, there’s some superfluous. I convinced my mother to empty the shelf of the room I use from all decorative objects – except one – with the honorable excuse that it is simpler to clean if there are fewer objects. So I cleaned the entire shelf, then vacuumed.

I also took the time to read and take some notes about permaculture. I don’t remember all I did precisely, except that it was very nice not to touch the computer for all day. I even put it on the shelf rather than leave it in its usual place.

I chose to live free to manage my time as I want, and after a few years of too much distraction and not being sure about myself, I finally have the state of mind of a proper man, that is to say I know what I want to do with my life, I know how to keep my attention on my priorities and I avoid wasting time, I say no to many things in order to be as much as possible available to what is essential, I no longer yield to the doubts that go through my mind and I focus on what I love – making music, mostly. I have never dedicated as much time to music as in the last two weeks. That said I do not want to spend eight hours a day in front of the screen every day. I would like to limit myself to five hours a day, six days a week. Ultimately, by improving my workflow and with the experience gained on music software, I want to go down to three or four hours a day. The day without screen (Monday for now) is my day off. To which is added Wednesday from 10 am to 7 pm, when I go to spend some quality time with my nieces. That day I work anyway before 10am, after 7pm if I have enough energy, and during the ride on the train.

Let’s go even further into the disconnection. I will work actively for seven weeks, and the eighth will be a week of vacation. I will then go to the mountains or the sea, with one or two friends, or just with myself. I would love to spend a week without any plan, sleeping under the stars. I’ll got with little, just a small backpack. My kalimba, handy recorder and notebooks. The iPhone to make videos to use in my next films. That said, this week will be without a computer, except if absolutely needed for something specific at some point. If necessary I will write down what I want to do on the Internet, and I will come back to this list after the week-off.

I do not have my « own place » at the moment, I’m squatting at my mother’s and at friends’. I will try to spend the seven weeks of work in the same place, apart from any work-related trips, such as shooting a clip or collaborating with musicians.

Off-line days and vacation week will be opportunities to devote even more attention to the eyes and movements, doing more exercises, and getting more rest.

The way of the Ninja

Channeling sexual energy into essential activities.

The ninja knows that the satisfaction of sexual desires, although highly pleasant, is not essential to his fulfilment. By limiting ejaculations, he channels his energy into any other important task, especially to stay fit and to work on his creative projects. This self-control offers him self-confidence, an unparalleled coolness. The ninja does not care about sex, about women. He knows that they are not to be understood, that they are to be loved. Clearly, the ninja does not consume pornography, and he doesn’t use Tinder. He’s capable to go meet any attractive women crossing his path at anytime. When making love, his priority is not his own pleasure, but the enjoyment, the orgasm of the woman, which ultimately brings him the right satisfaction.

I wrote this article while listening to the beautiful album The Distance by Gaussian Curve.

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Les pages du matin

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🇫🇷 Cette semaine je partage l’une de mes habitudes quotidiennes pour rester focalisé sur ce que j’estime essentiel.

Les pages du matin

C’est un exercice proposé par Julia Cameron dans son livre Libérez votre créativité (titre original : The Artist’s Way). Elle invite à transcrire pendant trois pages (j’ai supposé au format A4, je fais six pages dans un cahier A5) tout ce qui nous passe par la tête à peine sorti du lit. Personnellement je le fais juste après avoir écrit les souvenirs de mes rêves (dans un cahier différent), salué le soleil (10-15 minutes de mouvement yoga sun salutation) et fait ma toilette (nettoyage des sinus à l’eau salée, ça change la vie), soit environ trente minutes après avoir émergé du monde onirique.

J’ai commencé à faire cet exercice il y a trois ans, début 2014. J’ai eu des périodes où je ne le faisais pas régulièrement, puis plus du tout. J’entame demain le cahier numéro 28. D’ailleurs je vais contacter Moleskine pour un partenariat, histoire que je n’aie plus à payer les cahiers.

J’ai écrit systématiquement de début février jusqu’au mois de juin 2014, puis irrégulièrement, et plus du tout de décembre 2014 à mars 2015, quand j’ai à nouveau repris avec constance jusqu’à l’été. J’ai pu constater que 2014 est jusqu’ici l’année où j’ai fini le plus de morceaux de musique (13). Je peux pas en être sûr mais… c’est peut-être lié ?

Cette forme d’écriture libre quotidienne me permet de m’observer, d’observer les pensées, d’exprimer pratiquement tout ce que j’ai en moi (le reste passe par la musique). Ça m’amène à identifier clairement ce que je veux faire de ma vie à court-moyen-long-terme, de voir de nouvelles idées émerger (parfois brillantes, parfois distrayantes). C’est une thérapie qui me coûte en moyenne 1h15 par jour. Mais comme le temps s’arrête, je crois que le corps ne vieilli pas (l’âme oui).

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Combien j’ai écrit depuis février 2014. Si c’est fait tous les jours (six pages A5), ça vaut pour deux ans. 28 cahiers, 2240 pages, env. 1h par jour. C’est comme ça que je crée ma vie de rêve. 

Après avoir écrit, je survole les pages à peine noircies, avec trois surligneurs de couleurs différentes, et je procède comme suit :

  • en orange – ce que je veux faire, par exemple : étudier les arrangements de BADBADNOTGOOD ou aller visiter la ferme du Bec Hellouin, idéalement quand je vais à Brussels ou encore du contenu pour mes articles
  • en vert – des prises de consciences, comme : « on s’rend pas compte à quel point on peut être ingénieux, à quel point on est généralement distrait » ou « les souvenirs du passé sont comme des rêves. certains souvenirs je sais pas dire si ça s’est passé vraiment ou si j’en ai rêvé. finalement y’a pas de différence. donc on peut dire que tout est rêve. dans ce cas, si on est conscient de ça, pourquoi se préoccuper de notre image? pourquoi avoir peur? »
  • en bleu – des rimes intéressantes ou des idées pour des chansons ou des films/histoires

C’est justement en écrivant hier matin que m’est venue l’idée de parcourir chaque fin de mois ce que j’ai écrit pour voir si je suis passé à l’action, si j’ai toujours envie de faire ces trucs sur-lignés en orange que j’aurais pas encore fait, et me remémorer les prises de consciences.

Quand j’en parle parfois les gens se braquent sur la qualité de ce qu’ils pensent qu’ils écriraient, et sur la quantité, la fausse idée qu’ils ne sauraient pas quoi écrire. Suffit d’écrire « je ne sais pas quoi écrire » jusqu’à ce que quelque chose nous vienne. Le flux de pensées est quasiment incessant, même quand on dort (puisqu’on rêve toutes les nuits et même pendant les courtes siestes). C’est juste un prolongement des pensées, une matérialisation. La qualité n’est pas importante ici, seule la quantité et la constance. C’est d’ailleurs peut-être la seule règle d’or pour devenir bon dans quoi que ce soit, même si le but n’est pas de devenir un écrivain renommé – cela dit pourquoi pas?

Ces jours j’ai écrit que ça m’embêtait d’écrire autant, qu’en moyenne il y a deux pages de merde, que j’ai jugé inutiles. Mais cette merde doit sortir (et pas tourner en rond dans la tête) pour permettre aux choses intéressantes de faire surface. Et puis j’ai eu cette idée : si j’en ai marre d’écrire de la merde, je choisi un thème sur lequel je pourrais écrire une chanson, ou le prochain article de ce blog. Et boom.

C’est pas une dissertation, et personne n’aura à lire ces pages. Y’a même pas à réfléchir. Pas nécessaire de relire. L’important c’est de faire sortir, de s’exprimer, d’écrire. Il y a quelque chose de fort psychologiquement dans le mouvement du corps quand on écrit à la main. De tout ce qui se passe en nous dans cet instant. C’est un moment sacré de rencontre avec soi.

En écrivant ce matin j’ai réalisé que c’est devenu un moyen d’optimiser mon temps, c’est-à-dire la vie. J’écris souvent que je veux être toujours plus focalisé, je note comment j’ai été distrait, et comment je peux optimiser chacun des outils que j’utilise pour rester focalisé.

Pour devenir un ninja

S’habituer à regarder au loin régulièrement et utiliser la technique du palming tout au long de la journée.

Le vrai shinobi n’ignore pas que les yeux sont formés de muscles, et que comme tous les muscles du corps, il doit les faire travailler de manière naturelle. Or c’est un fait dont beaucoup de gens n’ont pas conscience – moi-même jusqu’à trois mois en arrière.

J’utilise l’application Mindful Mynah sur Mac et iPhone pour me rappeler toutes les dix minutes à l’aide d’un son particulier de regarder un objet distant de plusieurs mètres, voir des dizaines de mètres si j’ai une vue sur l’extérieur. Sans lunettes, très important.

Quant au palming, c’est simplement porter les paumes des mains sur les yeux fermés pour être dans le noir complet. J’ai aussi pensé à m’enfermer dans le noir des toilettes (et puis je l’ai fait, c’est cool). Les yeux au repos, c’est tout le corps qui se relaxe immédiatement. À faire plein de fois tous les jours, quinze secondes, ou plus si possible.

special tip productivité : j’ai écrit cet article en écoutant ma playlist instrumentale (si y’a des paroles c’est trop distrayant, mais ça paraît évident non?), dont certains morceaux sont compilés dans mes mixtapes No Words Needed.

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🇬🇧 This week I’m sharing one of my daily habits in order to stay focused on what I find essential.

The morning pages

That’s an exercice suggested by Julia Cameron in her book The Artist’s Way. She invites us to transcribe as much as three pages (I guessed A4, I’m doing six in a A5 notebook) of whatever comes to mind as soon as we wake up. I do it myself just after writing my dreams memories, 10-15 minutes of Sun Salutation and cleaning myself (I clean my sinuses with salty water, life changing) which is about thirty minutes after emerging from the dream world.

I started to do this exercice three years ago, in 2014. I had periods when I wasn’t doing it regularly, then not at all. Tomorrow I start the 28th notebook. I will soon ask Moleskine to partner so I can eliminate this regular expense.

I wrote systematically from February to June 2014, then irregularly, and not at all from December 2014 to March 2015, when I started again with constance till Summer. I realised that 2014 is so far the year in which I finished more music (13 tracks). I can’t be sure but… maybe it’s linked ?

This form of daily free writing allows me to observe myself, observe my thoughts (eventual patterns), to express almost everything moving inside me (the rest goes through music). It enables me to identify clearly what I want to do with my life in short-medium-long term, to see new ideas popping up (sometimes brillant, sometimes distracting). Writing like this is a therapy that costs me around 1 hour and 15 minutes everyday. But as time stops, I believe the body doesn’t age (the soul does though, it’s called wisdom).

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This much of writing since February 2014. If done everyday (six pages A5), this is the amount for two years. 28 notebooks, 2240 pages, around 1 hour per day. This is how I create my dream life.

After writing, I go through the six new pages with three highlighters of different colours to collect :

  • in orange – what I want to do, like « study the arrangements of BADBADNOTGOOD tracks » or « dedicating 30 minutes daily to permaculture » or some content for my blog posts
  • in green – insights like « we don’t realise how we can be ingenious, how we are generally distracted » or « memories from the past are like dreams. some memories I can’t say if it happened really or if I dreamed it. in the end there’s no difference. so we can say everything is dream. so if we’re conscious of this, why worry about our image? why being afraid? »
  • in blue – interesting rhymes or ideas for songs or for films, stories

And just as I was writing yesterday morning, this idea came up : at the end of each month I will go through the pages to see if I acted on what I wanted to do, if I still want to do what’s undone, and to remind me of the insights.

When I talk about this exercice sometimes people worry about the quality of what they could write, and on the quantity, they got the false belief that they wouldn’t know what to write. So just write « I don’t know what to write » till something comes up. The thoughts almost constantly flow, even when we sleep (as we dream every night and even during short naps). It’s just the extension of thoughts, like materialisation. Quality is not important here, only quantity and constancy are. Beside that’s probably the only golden rule to become good in anything, even if the goal here isn’t to become a renowned writer – but why not ?

These days I wrote that I was bored to write so much, that on average there are two pages of bullshit, that I judged useless. But that bullshit has to come out (and not looping in our mind) to allow the more deep and interesting things to come to surface. Then I had this idea : if I’m stuffed to write « bullshit », I choose a topic on which I could write a song, or the next blog post. Bang.

It’s not a dissertation, nobody will have to read those pages. There’s not even the need to think about it. Not necessary to read it after. What matters is to put out, to express, to write. There’s something powerful psychologically in the movement of the body when we hand-write. In all that happens in us in that moment. It’s a sacred moment of self-encountering.

While writing this morning I realised that it became a way to optimise my time, aka life. I often write that I want to be always more focused, I write how I’ve been distracted, and how I can optimise each one of the tools I use, in order to stay focused.

The way of the ninja

Get into the habit of watching in the distance and regularly use the palming technic during the whole day.

The ninja doesn’t ignore the fact that eyes are constituted of muscles. And just like any other muscle he needs to make them work in a natural way – like there’s supposed to. But that’s something most people today are not conscious of – myself until three months ago.

I use the app Mindful Mynah on Mac and iPhone to remember every ten minutes to watch a distant object – without glasses, very important.

Palming is putting the palms of our hands on our closed eyes so there’s no light at all. I also thought of going in the bathroom and switching-off the light, still eyes closed. As the eyes are at rest, the whole body relaxes immediately. To do many times everyday, fifteen seconds or more.

special productivity tip : I wrote this article while listening to my instrumental playlist (too distracting with lyrics), some tracks are featured in my No Words Needed mixtapes.

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Finir un morceau par semaine

 

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🇫🇷 Ça y est, j’ai fini par comprendre : quoi qu’on fasse de notre vie, il est crucial d’apprendre à se focaliser et rester focalisé sur ce qui compte vraiment pour nous. Je pense qu’à la base on ne devrait pas avoir à l’apprendre. Ou peut-être que ça fait parti de notre parcours d’être humain. Le truc c’est que de nos temps c’est plus difficile que jamais de se concentrer sur l’essentiel, tellement il y a de distractions potentielles. À commencer par notre mental, le flux de pensées. D’où l’intérêt de la méditation par exemple, mais c’est pas de ça que je vais parler aujourd’hui.

Quand on fait de la musique assistée par ordinateur, c’est relativement facile de créer quelques brouillons pour des morceaux potentiels. Le vrai challenge, c’est de finir un morceau. Puis deux. Puis trois. Et cetera. Faire un EP. Un album. La bande son d’un film. Du concret quoi. Et c’est pareil pour n’importe quel type de projet.

andalou

Aux commandes, à Rodalquilar.

Pour ma part, le projet du moment c’est un EP  quatre titres (un mini album si on veut). Une collaboration avec l’ami chanteur/rappeur Pierre Citron aka 72 Soul, qui était avec moi une semaine en Andalousie au printemps. J’avais la chance de pouvoir vivre un mois dans la maison d’un ami qui était parti en vacances. M’occuper de son chien, du jardin et profiter de son home studio dans ce cadre fort agréable et paisible qu’est la vallée de Rodalquilar. Lors de cette première phase du projet, on s’est dit qu’on travaillerait un morceau par jour. J’avais tout de suite senti que je risquais de me perdre en bossant sur plusieurs morceaux à la fois. C’était crucial de définir un minimum de directives.

Je créais alors une base musicale, genre une boucle intéressante, assez de quoi enregistrer les voix par-dessus. Puis après cette semaine ensemble, j’allais devoir consacrer un temps considérable pour finir les compositions, arranger et mixer. C’est l’étape actuelle.

J’ai été distrait pendant presque deux mois, à travailler de manière désorganisée sur plusieurs morceaux (pas seulement ceux de l’EP), tout en voyageant et en faisant du WorkAway. Puis je me suis enfin décidé pour l’option de vie la plus simple à ma disposition : me poser chez ma mère (à savoir que ça fait un an que je vis sans domicile fixe). Je savais que pour me concentrer un maximum, il me faut vivre de la manière la plus simple qui soit. C’est finalement ma ligne directrice pour la vie de tous les jours.

J’ai tout de suite défini comment j’allais m’y prendre : je me concentre sur un morceau à la fois de l’EP, que je termine sous 7 jours. Puis je passe au suivant. J’y travaille tous les jours, entre une heure et deux heures (par tranches de 30 à 50 minutes, je reviendrai là dessus dans un autre article). Chaque jour aussi, je travaille sur un (et parfois deux) autre morceau, hors EP.

Quand je travaille la musique, tout comme quand j’écris cet article, je le fais sans interruption pendant 30 à 50 minutes. Pas de multi-tâche, pas d’internet, téléphone éteint, je m’assure que personne viendra me déranger. Puis je fais une pause loin de l’ordinateur – je bouge, fait des étirements, sors marcher, grimper aux arbres, me relaxe les yeux en enlevant les lunettes et en regardant au loin, ou en posant les paumes de mes mains sur mes yeux fermés pendant quelques secondes (minutes dans l’idéal).

Pour devenir un ninja (art de vivre)

marcher lentement 30 à 60 minutes après les repas

Ce que j’ai commencé à faire il y a quelques semaines. Ça permet de mieux digérer, d’être moins fatigué tout au long de la journée. L’effet sur le corps je l’ai senti tout de suite. Je me sens généralement plus léger. Étant alors moins fatigué, j’ai un niveau d’énergie plus élevé, je pense que ça contribue à ma capacité de concentration.

Marcher c’est aussi une plage d’où on voit émerger des idées. Le corps en mouvement met les pensées en mouvement. Quand on marche lentement, juste pour marcher, on trouve des solutions. On se re-connecte à notre imagination.

Je profite également de ces moments pour soulager les yeux en regardant au loin, et je me concentre sur la vue périphérique/des côtés – c’est-à-dire simplement noter ce qu’il y a autour du point de focalisation de notre regard. Je suis myope, mais tant que possible je ne porte pas mes lunettes. Je ne les portes pratiquement que quand je suis sur l’ordinateur.

Les yeux sont précieux et plus que jamais malmenés, prenons-en soin ! Je partagerai d’autres informations au sujet des yeux, et le bien-être en général, dans cet espace à chaque fin d’article. Une de mes sources dans ce domaine c’est le livre Perfect Eyesight: The Art of Improving Vision Naturally. Si tu lis l’anglais, le contenu du livre est consultable gratuitement sur ce site.

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🇬🇧 That’s it, I finally got it : whatever we do with our life, the most important thing is to learn how to focus and stay focused on what truly matters for oneself. It shouldn’t be such a drag, but in our times, it seems to be something most people lack of, because of the huge amount of potential distractions available to us. Starting with the constant flow of thoughts. That’s where meditation comes in, but I won’t talk about this today.

When we make music with computer, it’s quite easy to create a few sketches for potential songs. The real challenge lies in finishing a track. Then two. Then three. Make an EP. An Album. A film soundtrack. Something concrete. And it’s actually the same for any kind of project, not just music.

The project of now for me is a 4-track EP collaboration with the Belgian singer/rapper Pierre Citron aka 72 Soul, who was with me during a week in Andalusia in Spring. I had the chance to live one month in a friend’s house while he was traveling, taking care of the dog and garden, enjoying the beautiful setting of Rodalquilar Valley and his home studio. I quickly realised I needed some kind of guideline in the way to work, so I wouldn’t get lost in working on several beats at the same time. So we defined we would work on just one song per day.

I would create a foundation for a track, mostly an interesting loop which we could feel, enough so we could record the vocals on top. Then after that week together, I’d have to dedicate lots of time to finish the music, arrange and mix it. This is the present step.

I was distracted for almost two months, working without much focus and organisation on different tracks (not only those for the EP), while traveling around and doing some WorkAway. Then I finally decided to settle for a while at my mum’s, which is the simplest option available to me at the moment, so I could finish this project. I knew in order to be very focused, I need to live the simplest way possible.

I immediately set a rule : focusing on one track of the EP at a time, that I will finish in 7 days. Then focus on the next one. Working on it everyday, between one and two hours (divided in sessions of 30 to 50 minutes, I’ll get back to this in another post). Everyday I also work on one (sometimes two) other track, beside the EP stuff.

When I work on music, or when I write this post, I do so without interruption for 30 to 50 minutes, then I take a break away from the computer – I move, stretch, relax the eyes (take off the glasses) by watching into the distance or palming. Whatever I do, I don’t multitask. I’m off-line, phone is off as well, I make sure no one will interrupt me.

The way of the Ninja

Take a slow walk from 30 to 60 minutes after meals

That’s what I started to do some weeks ago. I got this from the book Perfect Eyesight : The Art of Improving Vision Naturally. Here is the first part of the book available for free (I think there’s the whole book). Here’s what I found :

« You can add twenty years to your life if you do not read while eating, and go outdoors after meals for at least 30 to 60 minutes. Why does reading and close-work during and after meals impair the eyesight? Close work draws blood to the eyes, instead of being used for digestion, thus causing lack of nutrients to the eyes, weak eye muscles and cloudy vision. Going outside after meals provides the necessary oxygen to properly digest and assimilate food. Spending one hour outdoors after meals vastly enhances digestive powers, which improves and strengthens eyesight. Humans require large amounts of outdoor oxygen, especially for the kidneys, liver and eyes. This imparts vigorous health and superior eyesight. Breathing in outdoor oxygen and performing deep breathing exercises in the fresh outdoor air helps in the production of healthy red blood cells; it improves cellular oxygen; and it gives us inspiration, good health and long life. Take advantage of the outdoors, especially in sunny weather. »

I quickly felt the effects on the body. I feel generally lighter and I’m sure it helps getting focused and efficient.

Walking is also the opportunity to get fresh ideas. The body in movement causes the movement of the thoughts as well. And it’s not the same kind of thoughts that we can have in other contexts. Like, we walk, we go forward, and the same happens with the mind. When we walk just for the sake of it, we get ideas, solutions.

I take advantage of these moments outdoor to also do some exercices with the eyes. Just natural habits we have lost like watching in the distance, and improving the peripheral vision/side vision, which is as simple as noticing what is around the focus point.

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Un nouvel article chaque vendredi

Je publierai tous les vendredi à 20h un article pour partager quelque chose de précieux que j’ai appris, ou quelque chose de crucial que j’ai incorporé dans mon quotidien de faiseur de musique.

Le contenu que je partagerai ne traitera pas de choses très poussées dans le domaine et bien souvent mes expériences seront transposables pour d’autres activités, voir même la vie de tous les jours.

Les articles seront aussi en version audio.


I will publish every Friday at 8pm (Swiss Time) an article about something precious I learned, or something crucial I incorporated in my daily life as music maker.

The content I will share will not be too specific, too technical in how to make music, and very often my experiences will be transposable on other activities, or even everyday life.

Posts will also be audio.